Apple d'aujourd'hui, prévisible ?

Informatique, semblable ou différente ?

Jusqu’ici, lorsque vous achetiez un ordinateur, celui-ci offrait la possibilité d’évoluer. C’est probablement ce qui a fait le succès des premiers PCs face à une concurrence dont l’évolutivité était quasi-inexistante.

Mais reconnaissons qu’il s’agissait la d’une exception dans le monde des appareils électriques. Certes, certains robots ménagers offrent quelques accessoires optionnels mais que vous achetiez four, frigo ou TV point d’évolutivité possible. L’achat est figé et la prochaine évolution viendra avec un nouvel achat.

L’apparition des ordinateurs portables a drastiquement réduit les possibilités de mise à jour. Plus question de changer de carte graphique, de carte réseau, … Tout juste peut-on espérer accéder à la mémoire et à l’unité de stockage de masse.

L’actualité d’Apple

Analysons l’évolution de l’offre informatique d’Apple au cours de cette dernière année. A côté des iMac (tout en un) et des différents MacBook (portable), subsistait encore l’an dernier deux machines évolutives : Le Mac Mini et le Mac Pro "tour".

Rappelons les propos de Phil Schiller au sujet de l’OVNI qu’est le nouveau Mac Pro « Can’t innovate anymore ? My ass ! ». Mais, si la machine a de nombreuses qualités, son évolutivité peut au minimum être discutée.

C’est pourquoi la dernière évolution du Mac Mini ne doit pas surprendre. Apple impose désormais l’électroménagerisation© de l’informatique. Autrement dit, tout se joue à l’achat.

La pertinence du modèle

Si cette approche est pertinente pour un grand nombre de produits électroménager, qu’en est-il pour l’informatique ? L’évolutivité des programmes en général et des systèmes d’exploitation en particulier impose de tenir compte d’une marge de progression.

L’estimation de cette marge est impossible au moment de l’achat. Toute configuration autre que celle avec toutes les options apparaît dès lors comme une prise de risques. La durée d’amortissement de la machine augmente la crainte des conséquences d’un choix par défaut, alors qu’un choix par excès n’a finalement pas de conséquences.

C’est ce déséquilibre entre ampleur du choix négatif et gain de confort du choix positif qui entraine l’acheteur à commander la configuration maximale qu’il peut se payer. Vu sous ce jour, le prix des options proposées prend sens.